POUR QUI ? POUR QUOI ?

L’OUEST 
(Colombie britannique, Alberta, 
Yukon, Territoires du Nord-Ouest)

Les paysages
Montagnes Rocheuses (canyons, lacs glaciaires, chutes, parcs nationaux de Banff
et de Jasper)
Région de Muskwa-Kechika, badlands de la
 Red Deer,
île de Vancouver (sapins de Douglas)
Côtes : fjords, archipels, glaciers, icebergs, forêts boréales, lacs,
canyons de la Nahanni-Sud, delta du Mackenzie
Sites des chercheurs d’or dans le Yukon

La faune
Ours, mouflons, élans, bisons,
baleines grises, orques, dauphins
Parc Dinosaur

Les villes
Victoria, Vancouver, Calgary, Edmonton

LES PRAIRIES
 (Saskatchewan, Manitoba)

La nature et la faune
Grandes plaines, rivières, toundra, forêts
Lac Winnipeg, baie d’Hudson
Bélougas, castors, ours polaires, 
renards arctiques

Les villes
Saskatoon, Winnipeg

L’EST
 (Nunavut, Ontario)

Les paysages
Toundra et territoires glacés du Nunavut,
terre de Baffin (ski nordique)
Chutes du Niagara
Parcs nationaux (Algonquin, parc Quetico, 
Grands Lacs)
Lac Ontario («Mille-Îles»), lac Huron

Les villes
Toronto, Ottawa

LE QUÉBEC

Les paysages et la faune
Lacs, forêts, chutes, fleuves
(Saint-Laurent, Saguenay)
Gaspésie (parc Forillon),
Îles de Bonaventure, de la Madeleine, d’Anticosti
Côte nord de l’estuaire du Saint-Laurent (baleines, villages)
Été indien

Les loisirs d’hiver
Motoneige, traîneau à chiens, raquettes,
ski, pêche sous glace

Les villes
Montréal, Québec, Gatineau

LA RÉGION ATLANTIQUE

Les paysages et la faune
Côte du Nouveau-Brunswick,
île du Prince-Édouard, côte du Labrador
Parcs nationaux (Kejimkujik, Louisbourg,
Gros Morne), forêts, été indien
Baleines, macareux, sternes

L’histoire
Acadiens (Nouvelle-Écosse, Nouveau-Brunswick, île du Prince-Édouard, Terre-Neuve)

A QUEL MOMENT ?

L’existence d’un tourisme d’été (parcs nationaux) et d’un tourisme d’hiver – un hiver rude – ouvre tous les choix de période de visite.
Pour l’extrême nord et le Nunavut, les meilleurs moments sont très brefs mais sans nuit (juillet et août).
Températures moyennes jour/nuit (en °C)
Montréal (est) : janvier -7/-17, avril 11/0, juillet 26/14, octobre 12/2; Pond Inlet (Nunavut) : janvier -32, juillet 6; Toronto (sud-est) : janvier -1/-8; avril 11/2, juillet 27/16, octobre 15/6; Vancouver (ouest) : janvier 6/1, avril 13/5, juillet 22/13, octobre 14/7; Winnipeg (ouest) : janvier -13/-23, avril 10/-3, juillet 26/13, octobre 11/0.

Pour les activités
Les croisières sur le Saint-Laurent à l’automne, l’observation des baleines de juin à octobre à partir de Tadoussac; l’été indien au Québec de fin septembre à début octobre; le rassemblement des ours polaires à Churchill en octobre-novembre.

Pour les réjouissances
Février : carnaval de Québec, Festival du voyageur à Winnipeg. – Juillet : festival de jazz de Montréal; festival de rodéo de Calgary (Stampede). – Première quinzaine d’août : Festival acadien de Caraquet.

QUEL VOYAGE ?

La location de voiture
La voiture ou le motorhome est vivement recommandé au voyageur indépendant : il est préférable de louer en agence de voyages avant le départ pour faire des économies (de 400 à 500 EUR la semaine selon le gabarit).

Le séjour au Québec
Nombreuses propositions d’autotours (voiture de location + hébergement à l’étape en auberges, pourvoiries ou tentes dans les parcs nationaux). Compter environ 1 500 EUR pour un autotour de 10 jours/8 nuits.
Le carnaval de Québec fait l’objet de programmations spécifiques en février.
Il existe des propositions de week-end prolongé pour Montréal et Québec. Si l’on s’accorde plus de temps, une minicroisière sur le Saint-Laurent entre les deux villes est facile à trouver.
Certains organismes permettent de découvrir le mode des vies de l’une ou de plusieurs des onze nations autochtones, entre autres via l’hébergement en tipi ou la découverte de plantes médicinales.

Les circuits accompagnés
Pour l’ouest
Le voyage classique consiste en un circuit en minibus, moyennant un coût plutôt élevé : aux environs de 2 500 EUR pour 12 jours en pension complète.
Pour les marcheurs, grands espaces garantis en été dans les Rocheuses avec, en point d’orgue, les parcs de Banff et de Jasper. Parfois, le circuit se termine par le duo Victoria/île de Vancouver. Durée : 15 à 20 jours. Coût moyen : 2 500 EUR en haute saison.
Spécifiques : le rafting, le kayak ou l’observation des orques en Colombie britannique, la photo, yeux dans les yeux, de l’ours brun au Québec; la conduite de son propre attelage de traîneau à chiens, doublée de l’observation d’aurores boréales dans le Yukon.
Plusieurs combinés Canada/États-Unis sont proposés par la plupart des voyagistes : glaciers de l’Alaska et du Yukon; parcs de Banff et Jasper couplés avec, le Montana et Yellowstone;  croisières d’une dizaine de jours de Vancouver à l’Alaska et retour.
Qikiqtaaluk (ex-Terre de Baffin), une île aux grands espaces glacés, reçoit les visiteurs qui bivouaquent sur la banquise après avoir admiré les grands espaces, les oiseaux migrateurs et, avec un peu de chance, les ours blancs et les baleines (départs aux alentours de mai).

Pour les Prairies
Un grand moment : l’attente de la formation de la banquise par les ours polaires à Churchill, sur la baie d’Hudson, fin octobre début novembre.

Pour l’est
Ceux qui ont toujours rêvé d’explorer le territoire autonome des Inuit, le Nunavut, sont désormais comblés et peuvent parfois admirer ours polaires, narvals, baleines. Une telle possibilité s’offre en été (raids en kayak) comme en hiver. Ces voyages sont généralement longs et de coût élevé.
Incontournables dans le sud de l’Ontario : les chutes du Niagara, abordées de mille façons, le plus souvent au départ de New York, ou couplées avec un voyage-découverte au Québec.

Pour le Québec
En hiver
Pleins feux sur la motoneige pour une initiation ou bien pour un raid d’une semaine (logement en refuge) et des centaines de kilomètres parcourus. La plupart des voyagistes sacrifient à cet engouement, souvent agrémenté de pêche, parfois de thalasso. Pour un tel voyage ou une semaine « multi-activités » (raquettes, ski alpin, ski de fond), tabler aux alentours de 2 200 EUR en haute saison (fin d’année et février, par exemple), souvent avec réduction pour les moins de 12 ans.
On peut aussi jouer au trappeur ou au musher en apprenant à conduire un traîneau et son attelage, derrière quatre ou cinq chiens et à raison de 30 à 60 km par jour, seul ou à deux.

En été
On marche au cours de séjours de 15 jours en moyenne, à raison de 4 à 5 heures par jour et sans difficulté, sur les sentiers de Gaspésie, du Saguenay et du Bas Saint-Laurent, tout en essayant d’apercevoir des caribous ou en rendant visite aux baleines dans le fjord du Saguenay. On fait aussi du canot ou du kayak des mers. Compter aux alentours de 2 500 EUR pour 15 jours.
En circuit classique, le duo Québec-Ontario, avec les chutes du Niagara et le parc des Mille-Iles en point d’orgue, gagne du terrain.

Voyages à thème : le mythe de la baleine ou du trappeur pour les familles; les circuits au moment de l’été indien (8 à 12 jours, départ fin septembre, environ 1 500 EUR).

Pour la région atlantique
Le Nouveau-Brunswick creuse son sillon via des circuits accompagnés d’une quinzaine de jours, dont la plupart incluent le Québec. Le découpage des côtes favorise les idées de croisières, entre autres autour de Terre-Neuve.

Dans le sud-ouest du Québec, pourquoi ne pas combiner une randonnée dans le parc de la Gatineau et, dans la ville du même nom, la découverte du Musée canadien de l’histoire?
Image classique mais toujours attachante de Montréal à partir des hauteurs du Mont-Royal.
Loger aux Escoumins et guetter le passage des belougas offrent leur part de sérénité.
A la croisée des mondes francophone et anglophone, Ottawa la délaissée mérite mieux.
(Photos Robert Pailhès)