Voici un fil de l’actualité voyageuse, sans queue ni tête, enfin presque, et en tout cas aussi épars que les manières de nomadiser…

• COVID-19 – FAISONS LE POINT. « Le voyage lointain ne retrouvera pas son vrai visage avant 2024 » : malgré la succession actuelle d’informations mouvantes et contradictoires, cette hypothèse trouve peu à peu sa logique, principalement en raison du choc subi par les compagnies aériennes. En revanche, le voyage de proximité est sorti du coma. Des pays à fort tourisme (Espagne, Italie, Turquie) ont ouvert des portes que l’on croyait définitivement fermées pour cette année. Il semble néanmoins que le plancher des vaches demeurera le grand rescapé de cet été 2020. Ainsi, nombre de régions françaises se sont-elles rappelées au bon souvenir des nomades en multipliant les infos sur les atouts du bon terroir.
Concernant les voyageurs qui avaient réservé et payé un vol, rappelons que les compagnies sont tenues de rembourser ceux qui ne souhaitent pas répondre à la proposition d’une période de report.

• LES SALONS DE L’AUTOMNE BOUSCULÉS MAIS MAINTENUS. La densité des informations fournies par les organismes de voyage sur internet demeure conséquente, mais les organismes de voyage demeurent attachés à l’idée que rien ne vaut une présence physique. Ainsi, « A World of Travel », un forum international dont la principale ambition est de faire progresser l’idée d’une nouvelle manière de voyager – rien que ça ! -se tiendra à Evora, au Portugal, les 5 et 6 novembre 2020. De son côté, le Salon IFTM Top Resa a été repoussé au mois de novembre 2020 (du 17 au 20, porte de Versailles, à Paris). Quant au nouveau Salon des Grands Voyages, il aura lieu à Paris, au Carrousel du Louvre, les 11 et 12 octobre prochains. Cette nouvelle manifestation se veut haut de gamme, néanmoins le prix d’entrée pour le public sera plutôt raisonnable (8 €).

• LE VIRUS ACCABLE L’ORGANISATION DE GALWAY ET RIJEKA, VILLES EUROPÉENNES DE LA CULTURE 2020. Le concept de ville européenne de la culture, vieux de trente ans mais déjà fragile et trop peu médiatisé, subit de plein fouet la pandémie. Depuis plusieurs années, Galway (Irlande) et Rijeka (Croatie) se paraient de leurs plus beaux atours pour développer expositions et thèmes sur leur histoire et leur actualité. Mais le COVID-19 est passé par là. L’ultime espoir des deux villes est le décalage d’une partie de la programmation à la fin de 2020 et au début de 2021. Informations complémentaires sur https://galway2020.ie/en/  et https://rijeka2020.eu/en/ (les deux sites uniquement  en langue nationale et en anglais).